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IV.
L’intervention inondation :
Le
déplacement pour accéder à la zone d’intervention ( hors zone inondée ) est
effectué comme pour n’importe quel groupe ou colonne. La manœuvre de demi-tour
est particulière ( décrochage du bateau ) du fait que l’on tracte des embarcations.
Les consignes particulières de sécurité
pendant le roulage :
· Le moteur des bateaux tractés par les véhicules doit être dans les embarcations,
sauf ceux fixés sur la plage arrière
· Les moteurs montés fixes sur la plage arrière du bateau, doivent être relevés et bloqués pour le transit.
· Au cours des déplacements en zone inondée, il convient de respecter les mesures suivantes :
- 20 cm de hauteur d’eau pour les VLTT et les CID
- 30 cm de hauteur d’eau pour les CCF sans embarcation
· Le personnel autre que le conducteur doit descendre du véhicule pour juger la
hauteur d’eau et baliser la route afin de guider la progression du véhicule.
Le chef d’agrès détermine l’endroit de la berge accessible à la remorque le plus proche du point d’intervention.
I I- L’ANALYSE DE LA ZONE D’INTERVENTION
La reconnaissance de la zone est nécessaire pour :
Evaluer la situation et renseigner le COS
· Importance et ampleur de la situation présente
· Evolution possible
· Nombre de personnes, d’habitations, de bâtiments publics concernés,
· Accès possible .
Anticiper
· Estimer l’évolution de la situation
Engager l’équipe en toute sécurité
La découverte de difficultés pendant l’intervention peut compromettre sa réalisation, mais aussi la sécurité.
Pour la Sécurité
Une reconnaissance doit être effectuée pour connaître parfaitement les points suivants :
· La Zone d’intervention
· Position
· Evolution prévisible
· Menace pour les accès et l’évacuation
· Délais
· Les Accès
· Largeur, rayon des virages
· Etat des lieux, ( zone inondée, inondable, possibilité de retournement, de croisement, risque d’encombrement )
· La sécurité
· Zones de sécurité
· Zones dangereuses
· Itinéraires de repli et conditions de repli
· Hauteur d’eau, visualisation des accès , vitesse du courant, obstacles à franchir, …
Si l’équipe est menacée par un débordement, l’équipe se repli vers la zone de sécurité.
L’équipement pour le personnel est le suivant :
· Vêtement de pluie
· Cuissardes caoutchouc
· Gilets fluo
· Lampe individuelle, frontale ou non
· Rechange
III.2 MISSIONS
· Reconnaissance
· Sauvetages
· Mise en sécurité par évacuation
· Mise en sécurité sur place
· Protection
· Information et Renseignement
· Déblais - Epuisement – Nettoyage
· Ravitaillement et sécurité
L’armement de l’embarcation doit être complet avant le départ.
L’équipement pour le personnel est le suivant :
· Bottes ou cuissardes interdites, comme la tenue de feu
· Gilet de sauvetage obligatoire pour le personnel et autant de gilets ou brassières de sauvetages pour tous les passagers
· Gilets fluo
· Lampe individuelle frontale ou non
· Rechange
Le personnel aura suivi une ou plusieurs séances de natation en «nageant habillé ».
IV.2.1 – MISE A L’EAU DIRECTE
Lorsque la pente entre la digue ou berge et le plan d’eau est faible ou nulle.
IV.2.2 – MISE A L’EAU INDIRECTE
La pente entre la digue ou berge et le plan d’eau est importante, on utilise un véhicule avec treuil.
La conduite de « l’embarcation de secours en cas d’inondation », nécessite une connaissance de la navigation en rivière et reste subordonné à une qualification suivie d’un entraînement régulier.
Lorsque la configuration est favorable, les bateaux travailleront en binôme et resteront en vue les uns des autres.
La charge utile de chaque embarcation devra être respectée et les charges à l’intérieur de celle-ci seront réparties pour assurer une meilleure stabilité du bateau
La navigation est très dangereuse :
· courants et remous violents
· Objets véhiculés par l’eau : troncs d’arbres, poutres, voitures, …
· la hauteur d’eau est variable et l’on ne voit pas ce qu’il y a sous le bateau.
L’intervention au moyen d’une embarcation de secours en cas d’inondation peut comporter les phases suivantes :
· La reconnaissance ;
· Le déchargement et la « mise à l’eau » ;
· La propulsion ;
· Les sauvetages ;
· Le transport de matériel ;
· Le couplage d’embarcations ;
· La lutte contre l’incendie ;
· La mise hors eau
– Sauvetage de personnes
Le plus souvent, les victimes se seront réfugiées sur les toits ou dans les étages supérieurs des maisons.
Plus rarement, on se trouvera en présence de personnes en danger s’agrippant à une épave.
Dans le premier cas, on utilisera l’échelle à crochets s’il n’est pas possible de pénétrer à l’intérieur des maisons par les dégagements ordinaires. Après avoir mis leur brassière de sauvetage qu’elles conserveront jusqu’à la fin de la navigation, les personnes seront descendues dans le bateau au moyen de cordages.
On s’efforcera de redonner confiance aux sinistrés et on évitera toute précipitation ou gestes inconsidérés risquant de provoquer le chavirement du bateau.
Dans le deuxième cas et pour éviter le chavirage, la victime une fois atteinte sera hissée à bord par l’arrière du bateau si celui-ci n’est pas muni du propulseur.
Si l’épave est difficilement abordable avec le bateau, on jettera une bouée au sinistré. En cas de besoin, la victime peut être hissée par l'avant.
Pour ces opérations de sauvetage, dans les courants très violents et les zones de remous, on évitera de heurter les arbres, les murs, etc…
Cas spécifiques :
- sauvetage sur glace ;
- sauvetage dans la boue.
– Sauvetage d’animaux
Les sauvetages d’animaux ne se feront qu’autant qu’ils n’exposeront pas la vie des sauveteurs. Ils nécessitent la présence d’un vétérinaire.
Les petits animaux pourront être embarqués
à bord. Il sera prudent de les faire anesthésier par le vétérinaire ou de
les entraver pour éviter qu’ils ne fassent chavirer l’embarcation en se débattant.
Les gros animaux ne pourront être transportés qu’après avoir aménagé les bateaux
en portières (voir § 5).
Chaque fois que la profondeur d’eau le permettra, il sera préférable de tenir ces gros animaux à l’aide d’un cordage et de les faire marcher à l’arrière du bateau. Dans ce cas, on évitera de franchir des zones de courant violent qui risqueraient de les entraîner.
– Mise en sécurité des habitants
Il faudra le plus souvent agir par persuasion pour inciter les habitants à quitter leur domicile. Les opérations de mises en sécurité se poursuivront jusqu’à ce que toutes les personnes en danger soient à l’abri.
La capacité du bateau ne devra pas être dépassée, toute surcharge pouvant conduire à une catastrophe ; les difficultés de l’itinéraire seront minutieusement étudiées et on les évitera dans toute la mesure du possible.
On assurera une bonne répartition des charges à l’intérieur de l’embarcation. Les personnes mises en sécurité seront assises de préférence au fond du bateau. En aucun cas, elles ne devront se tenir debout. Elles seront munies de brassières de sauvetage.
On recommandera le calme et on interdira tout déplacement ou mouvement inutile pendant les déplacements.
Le chef de bord de l’embarcation rendra comte a PC des difficultés rencontrées (refus de déplacement des personnes à mettre en sécurité, difficultés de navigation, évolution de la situation générale).
– Le transport de matériel
Comme pour la mise en sécurité des habitants, la capacité du bateau ne devra pas être dépassée. Toute surcharge pourra conduire à une catastrophe.
Les difficultés de l’itinéraire seront minutieusement étudiées et on les évitera dans toute la mesure du possible.
On assurera une bonne répartition des charges à l’intérieur de l’embarcation.
– Le couplage d’embarcations de secours
Certaines opérations, d’un caractère exceptionnel, peuvent conduire à prendre des dispositions spéciales. Ce sont :
- les transports de gros animaux ou de leur nourriture ;
- les mises en place de matériels pour la recherche de corps ou épaves à des grandes profondeurs (lacs ou étangs).
Pour ce genre d’opérations, il devient indispensable d’augmenter la stabilité des embarcations afin d’éviter les accidents par chavirement.
– La lutte contre l’incendie
L’embarcation de secours en cas d’inondation est conçue pour pouvoir transporter une motopompe portative et ses accessoires.
Si un incendie se déclare dans une zone isolée par les inondations, l’embarcation de secours transportera sur les lieux le matériel et le personnel nécessaires pour le combattre dans la limite de la capacité de transport.
Une seconde embarcation convergera dès que possible sur les lieux du sinistre pour déplacer éventuellement les sinistrés et assurer l’acheminement de moyens complémentaires.
– Mise « hors d’eau »
Pour la remise en place du bateau sur la
remorque, le chef d’agrès dirige la manœuvre qui généralement s’effectue au
treuil.
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