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II - REACTIONS IMMEDIATES
cutanée : gants, cuissardes, suroît
respiratoire : masque anti-poussière à cartouche ou ARICO
oculaire : lunettes anti-projection, casque F2
éviter de travailler sous le vent
2.2 Protection des personnespérimètre de sécurité
mise en sécurité
évacuation
2.3 Message de renseignementje suis (adresse, coordonnées du secteur…)
je vois (situation à l'arrivée, ampleur du sinistre, nature et quantité du polluant)
je fais (réaction immédiate)
je demande (renfort pour action complémentaire)
(avertir les sinistrables potentiels, captages, station d'épuration…)
III - ACTIONS COMPLEMENTAIRES
3.1 Obturation
Arrêter l'écoulement : fermeture vannes, arrêt moteur, colmatage par métaux malléables, vannes, coins, poche de trou d'homme, pâtes diverses, coussin Vetter, etc…
3.2 Confinement
3.2.1 Concentrer le polluant sur une surface mini afin de faciliter sa récupération.
Tirer profit du terrain.
Choisir le lieu de récupération (arrivée d'engins lourds)..
3.2.2 Moyens de fortune à terre
Bottes de paille + bâche
Merlon de terre + aspiraux avec bouchon
3.2.3 Barrages flottants sur eau
Un barrage dispose d'un flotteur, d'une jupe et d'une chaîne lest, d'une longueur de 50 m en général, il peut être raccordé bout à bout.
Un barrage est toujours utilisé pour dévier le polluant vers un point choisi qui permettra sa récupération.
Les effets de traction d'un barrage passent principalement par le lest et sont évidemment d'autant plus grands que le courant est important.
Un barrage est inefficace et dangereux de mise en œuvre au dessus de 2,5 nds ou 1,2 m/s (vitesse de déplacement marche rapide) souvent le cas dans les cours d'eau à régime torrentiel.
Les ancrages à terre sont réalisés selon les techniques employées en Sauvetage Déblaiement aux manœuvres de Force (tarière, pieux en Y, chaîne à gros maillons…).
Prévoir une puissance moteur de 1 CV au mètre linéaire pour tracter un barrage moyen à l'aide d'une embarcation (1 moteur de 50 CV pour 1 longueur de 50 m).
Une nappe de polluant peut être chalutée à l'aide d'un barrage tracté par 2 embarcations ou d'un ancrage sur berge et d'une embarcation afin de la ramener à terre.
Des partenaires comme les "phares et balises" ou le CEDRE possèdent du matériel spécialisé pour l'intervention en milieu maritime
3.3 Récupération
Le confinement réalisé permet d'aborder la récupération.
Celle-ci doit d'ailleurs être organisée en parallèle afin de limiter autant que possible les volumes confinés qui risquent malgré tout de repartir dans le milieu.
3.3.1 Absorption
L'utilisation des absorbants tend à augmenter car elle a l'avantage sur les petites pollutions d'éviter une chaîne de pompage.
Les absorbants sont conditionnés sous forme de plaques, rouleaux, boudins et poudres, ils piègent généralement une quantité de polluant équivalente à leur volume (1m3 d’absorbant permet de piéger 1m3 d'hydrocarbure et a un volume saturé à l'issue de l'absorption de 1,3 m3, soit environ 1 tonne).
Leur mise en œuvre et leur récupération sont manuelles.
Les absorbants saturés d'hydrocarbures sont stockés dans des sacs plastiques (sacs poubelle renforcés) puis évacués vers une usine d'incinération.
3.3.2 Pompage
Lorsque les quantités dépassent 1m3, il est nécessaire de réaliser une chaîne de pompage. La technique la plus couramment employée est l'utilisation des camions d'assainissement équipés de pompe à vide, à condition que la hauteur de relevage ne dépasse pas 8m.
Les aspiraux des camions sont directement plongés dans les hydrocarbures confinés et pompent en moyenne 95% d'eau, ce qui nécessite un dépotage du camion sur site en évacuant l'eau par la vanne fond de cuve.
L'emploi d'écrèmeur en bout de ligne d'aspiration (cyclonet, tête esca, à disque déophile, etc…) permet de récupérer 50% d'hydrocarbures.
Lorsque la hauteur de relevage est supérieure à 8m, il est nécessaire de pomper les hydrocarbures à l'aide de pompes adaptées (antidéflagrantes ou à produits chargés) et de les faire transiter par un stockage primaire, voire secondaire.
3.4 Stockage
Le stockage primaire (de proximité) se réalise le plus souvent dans des citernes souples ouvertes et permet le dépotage de l'eau par la vanne en partie basse.
Un stockage secondaire est mis en œuvre pour les grosses pollutions, il joue le rôle tampon entre la récupération continue et l'évacuation par camion ; il se trouve au plus près de l'accès des gros porteurs.
3.5 Nettoyage
Les opérations de nettoyage sont de 2 types :
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