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3 – Le Plan destiné à porter secours à de nombreuses victimes
Références réglementaires :
Circulaire du 19 décembre 1989, Loi du 6 janvier 1986 AMU (Aide Médicale d’Urgence) et le décret du 10 décembre 1987 pris en application (missions et organisation des SAMU). Loi du 22 juillet 1987 et le décret du 6 mai 1988 pris en application.
Objectifs :
Il est dénommé « Plan rouge ».
Il prévoit les procédures de secours d’urgence à engager en vue de remédier aux conséquences d’un événement entraînant ou pouvant entraîner de nombreuses victimes.
Il détermine les moyens, notamment les moyens médicaux à affecter à cette mission. La mise en œuvre des moyens composant la chaîne médicale nécessite une coordination visant à assurer une cohérence et une continuité dans l’engagement des services appelés à intervenir et à éviter en particulier la désorganisation des structures hospitalières.
La chaîne médicale s’appuie sur les moyens publics et privés concourant aux opérations de secours et d’aide médicale urgente.
Chaque plan est préparé par le Préfet en liaison avec les autorités locales et les services et organismes qui participent à l’aide médicale urgente et aux transports sanitaires. Il est notifié aux autorités, services organismes et organisations professionnelles intéressés.
Principes généraux :
L’objectif du plan rouge est de remédier aux conséquences d’une situation accidentelle déclarée en prenant en compte les impératifs suivants :
Ø rapidité de la mise en œuvre des moyens,
Ø organisation rationnelle du commandement,
Øemploi de moyens suffisants et adaptés,
Øorganisation de la régulation médicale.
Organisation opérationnelle :
Le Préfet est Directeur des Opérations de Secours (DOS).
Le Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours assure le Commandement des Opérations de Secours (COS), il désigne un Directeur des Secours Incendie (DSI).
Le médecin chef des sapeurs-pompiers, le médecin chef du SAMU ou un de leur représentant peut être Directeur des Secours Médicaux (DSM). Ils sont placés sous l’autorité du COS pour tout ce qui n’est pas exclusivement médical. Il sont désignés par le Préfet.
Le COS et le DSM doivent être facilement identifiable et à ce titre portent une chasuble de couleur jaune portant l’inscription COS et DSM.
Moyens opérationnels :
Les moyens opérationnels sont ceux du SDIS, de la Police, de la Gendarmerie et du SAMU, et d’autres organismes tels que la Croix rouge, des associations de secouristes et les transporteurs sanitaires privés.
Déclenchement :
L’efficacité dépend essentiellement de la mise en œuvre des moyens de secours dans le plus court délai possible.
Dès réception de l’alerte le SDIS et le SAMU envoient les moyens nécessaires et rendent compte au Préfet qui déclenche le plan.
La chaîne médicale :
Elle comporte trois phases d’intervention :
Ø le ramassage,
Ø la catégorisation des victimes effectuée au PMA,
Ø l’évacuation du PMA vers les hôpitaux après régulation par le SAMU.
Le ramassage :
Il est effectué par des équipes de sapeurs pompiers et des secouristes qui assistent les victimes jusqu’au Poste Médical Avancé (PMA). Chaque victime est dotée d’une fiche médicale. L’ensemble des intervenants chargés du ramassage doit être identifiable grâce au port d’une chasuble ou d’un brassard de couleur rouge.
Le Poste Médical Avancé (PMA) :
Il doit être évolutif, spacieux, confortable, disposer de deux accès et être situé le plus près possible du sinistre mais à l’abri de tous risques.
L’ensemble des victimes non décédées est adressé au PMA. L’examen médical permet de catégoriser les victimes suivant leurs lésions.
Placé sous la responsabilité d’un médecin, le PMA est divisé en différentes zones :
Ø zone de soins légers réservée aux victimes classées urgences relatives (UR),
Ø zone de soins réservée aux victimes les plus graves classées en urgences absolues (UA)
Toutes les victimes non décédées y transitent et y subissent un examen médical. Elles sont fichées et répertoriées puis triées et évacuées vers les hôpitaux.
Un dépôt mortuaire est aménagé en un endroit retiré situé près du PMA. Il est destiné à recueillir les corps des victimes décédées sur le site ou au PMA. Le recensement et l’identification de ces dernières sont réalisées sous le contrôle des autorités judiciaires.
Les intervenants sapeurs-pompiers, médecins, infirmiers chargés du fonctionnement du PMA sont identifiables grâce au port de chasuble ou de brassard de couleur blanche.
L’évacuation du PMA vers les hôpitaux :
Le bilan médical effectué au PMA détermine la procédure d’évacuation. Les blessés sont sous la responsabilité du SAMU pour le placement dans les hôpitaux. Les transports sanitaires sont effectués à l’aide des moyens des Services Médicaux d’Urgence et de Réanimation (SMUR), des Services d’Incendie et de Secours et des associations conventionnées ainsi que les entreprises privées de transports sanitaires agréées.
Les personnes indemnes sont rassemblées dans un lieu proche du PMA où les autorités de Police enregistrent leur déclaration. Elle sont éventuellement hébergées.
Les intervenants chargés de l’évacuation sont identifiables grâce au port de la chasuble ou brassard de couleur bleue.
Une cellule d’information spécialisée est mise en place sous la responsabilité d’un membre du corps préfectoral en vue de renseigner le public, les médias, les autorités.
Le Centre Opérationnel d’Aide à la Décision (COAD) au ministère
de l’Intérieur et le Centre Inter-Régional de Coordination Opérationnel de
la Sécurité Civile (CIRCOSC) de la zone de défense et de sécurité civile sont
informés.
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