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La loi du 22 juillet 1987 et l’article 9 du décret du 6 mai 1988 relatif à l’organisation générale des services d’incendie et de secours prévoient dans chaque département la réalisation d’un SDACR par le Directeur départemental sous l’autorité du Préfet. Cette exigence a également été reprise dans l’article 7 de la loi du 3 mai 1996.
Dans le cadre de la départementalisation,
il est un véritable outil d’aide à la décision et un plan d’action pour le
SDIS.
OBJECTIFS
ils sont multiples :
1 - Définir des règles d’analyse permettant d’évaluer l’adéquation des moyens de secours par rapport à la réalité des risques propres à chaque département.
Cette analyse est de deux types, Qualitative et quantitative.
Les risques sont identifiés et classifiés de manière synthétique. Pour
ce faire, on utilise l’approche systémique développée par bon nombre de spécialistes.
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Pour expliciter cette approche, prenons l’exemple d’une Installation Classée stockant de l’ammoniac dans un réservoir (source de danger). Un poids lourds, lors d’une mauvaise manipulation, entraîne la rupture d’une canalisation (phénomène initiateur). S’ensuit une fuite liquide avec formation d’un nuage de gaz se déplaçant au gré du vent (flux de danger – toxicité). Ces vapeurs sont susceptibles d’être respirées par du personnel et par du public (cibles) si le nuage vient à sortir des limites de l’entreprise.
Les flux de dangers retenus sont de 5 types (Explosion, Incendie, Pollution, Radioactivité, Toxicité).
Le système Risque est caractérisé par :
Ä Son Origine :
transport par pipeline…etc ;
Ä Sa Probabilité d’occurrence (Po) et sa Gravité (G).
Ainsi, un risque sera qualifié de :
Ø Courant Forte Po, faible G Secours à personnes, Opérations diverses, incendie
Ø Particulier Faible Po, forte G
Ø Site à risques Zone regroupant des risques de même nature ou ayant une spécificité en terme de moyens de secours (Autoroute, zones commerciales …etc)
L’évaluation des risques Courants se fait au travers des statistiques d’intervention des trois dernières années.
L’évaluation du niveau de risque Particulier se fait à travers le calcul d’Indices de gravité (IG) qui sont le produit de critères de gravité spécifiques.
Exemple : IG Inondation = H x D x E x IP avec H : hauteur d’eau max théorique
D : densité de population
IP : indice de pollution
La DSC fournit dans des tables spécifiques la valeur de ces critères ainsi que des coefficients les pondérant. Elle fournit également des grilles ou des normes de couverture permettant d’exploiter en terme de moyens les résultats obtenus.
Ainsi, une étude de la couverture opérationnelle est réalisée :
Ø en terme de moyens de secours nécessaires,
Ø en terme de délais d’intervention estimés souhaitables.
La balance des moyens permet de vérifier l’adéquation avec les moyens existants et la proposition d’un plan de réponse visant à optimiser la couverture opérationnelle.
Enfin, en complément des matériels définis pour faire face aux risques Courants, le SDIS doit disposer de tout ou partie des moyens figurant dans les normes de couverture rapportées à chaque risque Particulier.
2 - Permettre aux décideurs de fixer le niveau de sécurité en terme de moyens et de délais d’intervention.
Les élus arrêteront un niveau de sécurité en terme de délais d’interventions et de moyens engagés.
3 - Définir une stratégie d’achat de matériel, de recrutement de personnel, de formation.
4 -
S’inscrire dans les futurs SZACR (zonaux).
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