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A.             
PREVISION

I. INTRODUCTION

          La prévention et l’intervention constituent deux disciplines dont les missions sont intuitivement cernées par les Sapeurs Pompiers et le grand public.

          Leurs outils techniques et réglementaires évoluent perpétuellement mais leur cadre fonctionnel est connu de chacun. Les préventionnistes proposent une définition claire de leur mission :

“ La prévention regroupe la recherche, l’application, le contrôle des méthodes et moyens à mettre en œuvre, afin :

          1 - d’empêcher la survenance d’un accident ou sinistre

          2 - d’empêcher sa propagation,

3 - d’en limiter les conséquences directes et indirectes sur les personnes, les biens et l’environnement. ”

          Elle intervient donc sur un risque potentiel afin de le rendre acceptable en terme de fréquence et de gravité, grâce à des mesures adaptées :

                   1 - respect de normes, vérifications fréquentes des installations techniques…etc,

                   2 - choix des matériaux pour leur résistance (stabilité, mur et portes coupe-feu)…etc,

                   3 - nombre et largeur des dégagements, désenfumage, réaction des matériaux…etc.

          Malgré la mise en œuvre de la meilleure prévention possible, le concept de risque nul n’existe pas. C’est sur ce risque résiduel et sur la « faillite » de cette dernière qu’intervient la prévision.

          En effet, de nombreux sinistres sont liés à l’inapplication des régles élémentaires de prévention par les exploitants, propriétaires (porte coupe-feu non fermées, RIA indisponibles, détection déconnectée, défaut d’entretien…etc).     

          Au carrefour de la prévention et de l’intervention, la prévision est une discipline qui “ regroupe l’ensemble des mesures propres à permettre la mise en place logique, coordonnée et rapide des moyens et méthodes d’intervention destinés à y faire face. ”

          Afin d’appréhender au mieux ces méthodes et moyens à mettre en place, il est nécessaire dans un premier temps de disposer d’une connaissance du secteur d’intervention et des risques qui le constituent (on voit apparaître la notion de SDACR dès à présent).

          L’analyse des risques permettra la définition de phases de secours a priori.                  

Pour accéder à ces risques, il est nécessaire de réaliser des plans qui peuvent être de deux ordres :

                   Ø Plans de communes ou parcellaires,

                   Ø Plans d’Etablissement Répertorié (PER)

                   Il y aura lieu de vérifier l’adéquation des moyens prédéfinis et de réaliser un entraînement des personnels engagés dans l’aide mutuelle (entreprise, SP) par la mise en place de manœuvres (calendrier).

                   Enfin, il est nécessaire de réaliser des tournées d’hydrants afin de vérifier :

                            - leur bonne disponibilité,

                            - le respect des normes : 60 m3/h sous 1 bar.  (NF 61 211 Bouches – NF 61 213 Poteaux)

          S’il est clair que la prévision intervient après la prévention, elle doit s’élaborer en même temps et elle est une spécialité des Sapeurs Pompiers.

          Le législateur ne s’y est pas trompé, puisqu’en deux articles (1er et 24) du décret n°97-1225 du 26 décembre 1997 pris en application de la loi du 3 mai 1996 et relatif à l’organisation des services d’incendie et de secours, il y fait référence.

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