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1 - Généralités
Il existe de nombreux types de construction.
On y trouve bien sûr, les constructions traditionnelles, mais les progrès techniques alliés à l’utilisation de nouveaux matériaux et à la créativité des architectes ont généré des procédés nouveaux de plus en plus élaborés, en fonction, notamment, de la destination des bâtiments.
On peut ainsi distinguer (cf. document Sauvetage et Déblaiement) :
- les constructions massives traditionnelles,- les constructions à ossature verticale ou horizontale,- les constructions mixtes, alliant les deux types précédents,- les constructions préfabriquées, résultant de la mise en place sur le site d’éléments alvéolaires ou cellulaires,- les constructions auto -portantes,- les constructions suspendues qui s’appuient sur des pylônes et sont tendues par des câbles,- les structures gonflables.
2 - Eléments constitutifs
Dans chaque construction, on distingue les éléments de gros œuvre, les éléments de second œuvre et les installations techniques.
Eléments de gros œuvre : (cf. page 15)
- les fondations, (cf. page 16)- les éléments verticaux (murs), (cf. page 17)- les éléments horizontaux (planchers), (cf. page 17)- les gaines de circulation,- les gaines et conduits, les toitures.Eléments de second œuvre :- menuiseries,- serrurerie,- revêtements et peintures.Equipements techniques :- installations de fluides (gaz et eau),- installations électriques,- installations de chauffage, ventilation, climatisation, etc...
3 - Eléments de gros oeuvre (cf. page 16)
Fondation :
Les fondations sont destinées à répartir le poids d’un ouvrage sur le sol : ses caractéristiques ou ses dimensions sont tributaires du poids de la construction et de la force portante du sol en surface et en profondeur.
Elles sont réalisées en béton, béton armé.
Leurs formes et leurs dimensions sont déterminées par la configuration du terrain (résistance mécanique) de l’architecture du bâtiment et du contexte géographique.
Eléments verticaux :
Ce sont les murs des bâtiments.
On distingue deux types :
- les éléments verticaux porteurs,- les éléments verticaux de remplissage (cf. page 16).
Les éléments verticaux porteurs :
Ils supportent les charges de la toiture et des planchers dans le sens vertical jusqu’aux fondations.
Ils sont constitués par :
des murs pleins : pierres, moellons, mortier, briques pleines dans le cas d’une construction massive (cf. page 17),
une charpente métallique en bois ou en béton armé dans le cas de construction à ossature.
On distingue :
- les murs gouttereaux : extérieurs parallèles au long pan de la toiture,- les murs pignons : extérieurs, perpendiculaires au long pan de la toiture,- les murs de refend : intérieurs, recoupant la construction pour en assurer la stabilité,- les murs mitoyens qui n’ont qu’un but séparatif entre les diverses parties d’un bâtiment.
Les éléments verticaux de remplissage :
Ils n’ont aucun rôle de support et assurent uniquement le compartimentage des locaux ou le remplissage des éléments des pans charpentés.
Utilisés dans la construction préfabriquée, ils sont constitués par : (cf. page 16)
- des panneaux de façade, lorsqu’ils s’intercalent entre les éléments de l’ossature,- des murs rideaux lorsqu’ils sont fixés et assemblés sous forme de façade continue devant les éléments de l’ossature.
Les éléments horizontaux :
Ce sont des planchers qui supportent les séparations verticales et constituent les différents niveaux.
On distingue :
- les planchers massifs maçonnés en forme de voûte,- les planchers à ossature portante réalisés par des poutrelles en bois, en acier profilé ou en béton armé.
Les gaines de circulation :
Ce sont les cages d’escaliers, d’ascenseurs ou de monte-charges et les gaines à vocation professionnelle (monte-plats, monte - courriers, vide-ordures, etc...).
Ces gaines verticales mettent en communication les différents étages d’un immeuble et permettent la circulation des occupants.
Parmi les nombreux types d’escaliers, on peut citer les plus courants :
- à volée unique,- à volées superposées,- à quartier tournant,- en colimaçon.
Les toitures (cf. page 18 et 19):
Elles doivent protéger les constructions contre les intempéries.
Leur forme est conçue pour canaliser les eaux de ruissellement.
Les toitures se composent :
- d’une structure de support (bois, métal, béton),- d’une charpente,- d’un revêtement d’étanchéité.
Structures de support :
Elles sont réalisées pour supporter le poids de la couverture de l’eau et de la neige pouvant s’y accumuler.
Il en existe de multiples :
- en coupole,- en terrasse,- en voile béton armé,- en charpente.
Les charpentes :
Les charpentes sont des structures non maçonnées et non coulées. Elles sont en bois, fer, béton armé, etc...
La plus classique est la charpente en ferme bois ou métallique.
Gaines et conduits :
Les conduits sont des volumes fermés servant au passage d’un fluide déterminé (y compris l’électricité).
On distingue principalement :
- les conduits de ventilation - désenfumage,- les conduits d’aération,- les conduits sanitaires.
Ces gaines et conduits doivent être particulièrement bien traités au niveau de la prévention contre l’incendie, puisqu’ils représentent généralement les chemins privilégiés empruntés par les fumées et les gaz de combustion et sont à l’origine de la majorité des propagations lors des sinistres importants.
4 - Eléments de second oeuvre
Ce sont les ouvrages et les équipements qui participent au confort, à l’hygiène et à la sécurité des occupants.
Ils sont directement mis en place ou réalisés après le gros œuvre.
Ils concernent :
Menuiseries et serrureries :
Les baies sont fermées par des portes ou des fenêtres en bois ou métalliques.
Revêtements et peintures :
Ils sont réalisés généralement par souci d’esthétique, mais aussi d’isolation et de sécurité.
5 - Equipements techniques
Installations de fluides :
On y retrouve les installations sanitaires (distribution d’eau et évacuation d’eaux usées) et les
installations de distribution des gaz du réseau de ville ou individuel par cuves de butane et de propane. Il existe également des problèmes de distribution de fluides médicaux (oxygène, oxyde d’azote, etc...) dans les établissements hospitaliers.
Installations électriques :
Elles sont généralement reliées au réseau public EDF et comprennent :
- des circuits d’alimentation,- des prises et organes de coupure,- éventuellement des postes d’alimentation.
Installation de génie climatique :
Ce sont des installations de chauffage, de ventilation - aération et de conditionnement d’air.
Chauffage :
Le chauffage est l’ensemble des moyens destinés à maintenir une température déterminée dans un local, lorsque la température extérieure est inférieure à cette valeur.
Le chauffage pose de nombreux problèmes au niveau de la sécurité et notamment :
- les combustibles solides, liquides ou gazeux,- leur stockage,- les générateurs de chaleur (chaudières, brûleurs, etc...),- les conduits.
Ventilation :
Les différents systèmes de ventilation permettent d’assurer le renouvellement d’air des locaux : ils sont fréquemment associés à des possibilités de chauffage ou de refroidissement de ces mêmes locaux.
Il est à noter que pour la distribution de l’air et son recyclage éventuel, les réseaux aérauliques, en raison de leur conception, risquent de faciliter la propagation des fumées ou du feu.
Conditionnement de l’air :
Il
consiste à contrôler la température (chauffage et refroidissement), la pureté
(filtration) et l’humidité de l’air.
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