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15.     EXERCICE 3

JOUEZ SUR LE CODE DOCUMENTAIRE

LE CODE DISCURSIF :

Il consiste en une notation écrite pure et simple de la parole. Il joue simplement sur la mise en ordre linéaire des mots. Le sens sera différent selon qu’on place tel mot avant tel autre : c’est ce qui se passe dans le langage oral.

LE CODE DOCUMENTAIRE :

IL réside en une disposition spatiale des phrases : c’est de leur place dans l’espace (et non plus dans le temps) que nait le sens. C’est ce qu’on appelle la mise page, la présentation du texte.

Ce dernier ne se présente plus d’un bloc mais est découpé en alinéas et en paragraphes.

Conclusion pratique : jouer seulement sur le code discursif c’est se priver de la moitié de ses moyens ; jouer aussi sur le code documentaire c’est se donner deux fois plus de chances de faire passer le message.

Il est évident qu’une utilisation judicieuse et simultanée de ces deux codes, doit déboucher sur une osmose parfaite. Autrement dit, la mise en page ne doit pas gêner l’idée du discours mais au contraire la souligner

Après avoir lu ce texte, écrit dans un code uniquement discursif, retranscrivez le en vous inspirant également du code documentaire.

  Version 1 (Uniquement discursive)

Quand, vers le milieu du VIIème siècle une bande d’Arabes, commandée par un certain Tarik franchit le détroit de Gibraltar pour envahir l’Espagne, alors sous le pouvoir des Wisigoths germaniques, campés depuis deux siècles dans le pays où la population dominante était la race celtique, tirée de la barbarie primitive, par huit siècles de domination romaine, ces Celtes romains ne firent pas effort pour aider les Wisigoths à chasser les envahisseurs arabes qui  faisaient figure de libérateurs. Les Arabes, d’esprit large, se montrèrent fort courtois avec les évêques catholiques et furent très humains à l’égard des Juifs que les Wisigoths traitaient avec sévérité ; aussi il suffit de deux années pour que la conquête de l’Espagne fut accomplie par les Arabes, lesquels, au surplus, lui apportèrent une civilisation raffinée, le goût des arts, le génie de l’architecture, la science du calcul, de l’astronomie et de la médecine, époque où, si les femmes de basse condition étaient traitées en esclaves, mais celle de la politesse exquise et de la courtoisie à l’égard des femmes de harem, culte que, plus tard, au pays musulman, les Croisés rapportèrent selon cette tradition recueillie lors de leur lointaine expédition, et qui produisit, en France, cette fleur de la civilisation du Moyen Age : l’esprit de chevalerie.

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