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  10.     LA PONCTUATION

On pourrait définir la ponctuation comme l’ensemble des signes conventionnels utilisés, dans un texte, pour faciliter sa rédaction et améliorer sa compréhension.

  Ces signes nécessaires pour une bonne syntaxe permettent de structurer le texte, ils induisent une variation de nuances et peuvent même selon leur position dans une phrase en modifier le sens.

10.1     LES SIGNES :

10.1.1     Le point.                                                           

Il clôture une phrase et est toujours suivi d’une majuscule.

Il permet de séparer judicieusement des faits differents.

Exemple : 

  1) Ce pompier a perdu la vie dans l’incendie du centre commercial  le feu a duré plus de cinq heures près de 120 personnes se retrouvent au chômage technique.

  2) Ce pompier a perdu la vie dans l’incendie du centre commercial. Le feu a duré plus de cinq heures.Près de 120 personnes se retrouvent au chômage technique.

10.1.2     La virgule.

La virgule est sans aucun doute le signe le plus polyvalent de la langue française, mais aussi le plus difficile à placer correctement.

Dans une même phrase elle pourra :

-       Séparer des éléments mis sur un même plan.
                       ...plus stable, plus grande, plus performante ;

-       Isoler dans une phrase, une proposition intercalée :
                   ...mon voisin, prétend cet homme, outrepasse ses droits.

-       Détacher l’apostrophe :
                   Mon colonel, au cours de notre dernier entretien…

-       Séparer un nom placé à côté d’un autre pour le déterminer :
                   ...la plus belle profession en France, les sapeurs-pompiers.

-       Encadrer un élément d’information que l’on veut détacher :
                   Indéniablement, dans les prochains mois, il faudra…

-       Remplacer parfois un mot absent, souvent le verbe être :
                       , un blessé grave ; ici, une personne décédée ; partout, des cris et des pleures. 

10.1.2.1     Les deux points :

Ce signe sert à introduire soit une citation, soit un exemple ou une explication, soit une énumération.

Après deux points, on ne doit pas mettre de majuscule.

10.1.2.2     Le point virgule :

Cette ponctuation sert à séparer deux idées ou deux faits sans mettre entre eux la distance qu’imposerait un point.

              Le point virgule procure une possibilité de nuance non négligeable ; il n’est pas suivi d’une majuscule.        

10.1.2.3     Le poin d’interrogation :                      

On le retrouvera toujours à la fin d’une question directe :
                            Pourquoi n’avez vous pas établi une petite lance ?

Par contre si la question dépend d’un verbe, elle est indirecte, et alors on n’utilise pas ce signe, car il ne faut pas élever la voix à la fin de la phrase.
                            Je me demande toujours pourquoi vous n’avez pas établi une petite lance.

On remarquera que dans ce cas le sujet précède le verbe, contrairement au premier exemple.

En général, après un point d’interrogation on met une majuscule, sauf s’il s’agit d’une série de questions qui se complètent.
                            Qu’ as-tu établi ? une petite lance ? une LDT ?

10.1.2.4     Le point d’exclamation :

Placé à la fin d’une expression ou d’une phrase vive, traduisant des émotions fortes (colère, peur, surprise…).

L’emploi de la majuscule se fera comme pour le point d’inerrogation.

10.1.2.5     Les points de suspension :

Ils indiquent une phrase inachevée, souvent dans l’intention de donner une libre interprétation au lecteur.

10.2     Le trait d’union :

Il indique qu’un mot a été coupé à la fin d’une ligne, on  ne le place jamais au hasard, mais toujours entre deux syllabes.

Il unit également les éléments d’un mot composé de plusieurs termes :
                            Les Champs-Elysées, le porte-avions…

10.3     Les séparateurs :

Il existe trois signes, toujours employé par couple d’où leur pluriel qui séparent une phrase ou une partie du reste d’un texte. 

10.3.1.1     Les guillemets :

Utilisés pour délimiter une citation, pour introduire une expression familière, ou lorsqu’on emprunte les paroles d’un auteur.

10.3.1.2     Les parenthèses :

Elles isolent sur un plan différent une expression servant à commenter ou expliquer incidemment le reste de la phrase ou l’un des mots de la phrase.

10.3.1.3     Les tirets :

Ils s’emploient un peu comme les parenthèses, mais ils isolent plutôt un supplément d’information qui n’est pas indispensable à la compréhension de la phrase.

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