![]() |
8.
Les écueils à
éviter
Il peut être utile de connaître les défauts constatés le plus souvent dans les copies de concours proposées par des candidats peu entraînés.
8.1 – Le Hors sujet
· Rarement total, le plus souvent partiel, il s’explique généralement par une mauvaise lecture du sujet dont le libellé doit être soigneusement analysé dans la mesure où il précise la demande : non pas un rapport à partir d’un dossier, mais un rapport à partir d’un dossier sur tel ou tel thème, destiné à tel ou tel destinaire, dans tel ou tel contexte.
· Dans ce cas, le dossier réalisé ne répondant pas vraiment à la demande du jury est sévèrement évalué, quelles que soient par ailleurs ses qualités intrinsèques.
8.2 – L’addition ou le collage de résumés
· Qu’elle résulte d’un manque de temps, de technicité ou d’informations sur l’épreuve, cette solution se ramène à une succession de résumés, c’est-à-dire finalement à une analyse du dossier, document par document. Or, le rapport doit être structuré d’une manière personnelle par le candidat, sans tenir compte de l’ordre dans lequel les documents sont placés dans le dossier.
8.3 – Le plan détaillé
· Conséquence d’un manque de temps, d’une méconnaissance des règles qui régissent cette épreuve ou d’un excès d’entraînement à construire des plans détaillés, cette formule ne peut satisfaire le lecteur dans la mesure où le rapport doit être rédigé et argumenté. Il n’est pas déconseillé, en revanche, de faire apparaître les titres (et sous-titres éventuellement) de son plan, ce qui est bien dans l’esprit d’un rapport professionnel.
8.4 – Le rapport hermétique
· Ecrit dans un style obscur, voire prétentieux et creux, ce type de production se laisse difficilement comprendre par le lecteur, même averti. Il convient de s’exprimer toujours dans la clarté la plus absolue et de se faire comprendre sans peine par ses lecteurs.
8.5 – Le rapport inachevé
· Moins apprécié que les symphonies du même nom, il révèle une gestion insuffisante du temps imparti, certes lui-même insuffisant. L’on préférera toujours un rapport maîtrisé et achevé, même moins ambitieux, à un rapport brillant mais inachevé, dans la mesure où la gestion du temps et de l’importance du dossier représente la première des difficultés dans ce type d’épreuve.
8.6 – Le rapport écrit au fil de la plume
· Ce type de rapport pêche essentiellement par défaut de structuration. Un style relâché, peu concis, de nombreuses redites, une profusion de paragraphes en sont les caractéristiques principales. Le rapport s’en trouve souvent rallongé à l’extrême jusqu’à dépasser 2 ou 3 copies doubles (c’est-à-dire 2 ou 3 doubles feuilles). Penser aux lecteurs et aux décideurs et resserrer son texte et son style pour échapper à cet écueil redoutable.
8.7 – Le rapport techniquement réussi mais inutile
·
Réalisé par et pour son auteur, il fait preuve de qualités
intellectuelles et techniques indéniables mais le choix des informations et
la manière dont il en est rendu compte, très générale, trop générale, montrent
que le rapport ne se soucie guère de répondre à une demande et d’orienter
des décisions, ce qui est pourtant la première de ses fonctions.
![]() |