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1.1.6  Les modes d’action

Les parades sont diverses et variées mais ne doivent se concevoir que dans une politique globale d’aménagement de l’ensemble du bassin versant :

          - aménagement du cours d’eau (rectification, curage du lit, zones de stockage,...),

          - barrages écreteurs de crue,

          - digues de protection ou levées,

          - action sur les méthodes agricoles de production  (choix des cultures, sens et profondeur des labours,...), etc.

Les moyens d’actions préventifs et correctifs dont disposent les pouvoirs publics peuvent être présentés autour de quatre thèmes : les aménagements des cours d’eau et bassins versants, une politique du droit du sol, l’organisation des secours et l’indemnisation des sinistrés. A ceux-ci, s’ajoute la stratégie de communication comme moyen d’information, de sensibilisation et de formation.

      1.1.6.1  Les aménagements

En raison des dommages causés aux personnes, aux biens et à l’environnement, on voit l’intérêt de ne pas construire d’équipements onéreux ou dangereux (habitations, constructions, usines,...) dans les zones inondables.

à Les aménagements des bassins versants sont plus pertinents que les aménagements de cours d’eau pour les raisons suivantes :

          - ils visent à réduire les débits sur l’aval et permettent la mise en oeuvre d’une réelle solidarité de bassin,
          - ils permettent la protection de l’environnement en évitant des aménagements  de cours d’eau très traumatisants.

Les techniques utilisables sont diverses :

          - bassin de rétention (paysagé ou enterré),
          - puits d’infiltration,
          - tranchée de stockage ou d’infiltration,
          - chaussée réservoir,
          - zone d’extension de crues...

à Quand les aménagements de cours d’eau sont incontournables, nous pouvons retenir les quelques principes suivants pour les petits fleuves et rivières méditerranéens :

- proscrire autant que possible l’endiguement qui offre le plus souvent une   fausse sécurité ;
- lui préférer une solution de recalibrage  d’une seule berge si possible (ce qui limite l’impact négatif) en étant très attentif à la protection des berges contre l’érosion ;
- éviter, autant que possible, le cuvelage et le busage des cours d’eau, sauf s’il y a des contraintes externes affichées et incontournables (voie de circulation en surface...).

à La stratégie d’équipement de la voirie en réseau d’eau pluviale

Dans le Sud de la France, où les pluies sont rares (d’une centaine d’heures par an) mais très fortes, faut-il préconiser une évacuation des eaux pluviales par caniveaux ou par collecteurs enterrés ?

à Traiter les " écoulements sauvages" en milieu urbain, en portant une attention particulière :

  - aux terrains mis à nu après travaux ou incendies : ravinement ...
  - aux remblaiements ou infrastructures qui sont réalisés en creux de Thalweg (ou tous points bas en général),
  - aux cuvettes topographiques naturelles ou artificielles,
  - aux écoulements dans les voies de circulation (dans le Sud, les voies empruntent souvent les thalwegs à sec de cours d’eau),
  - les ouvrages enterrés et plus particulièrement ceux qui reçoivent du public.

1.1.6.2  L’affichage des risques

a)  au plan préventif :

En France, la réglementation du Droit de l’Eau et des Sols est complexe, ancienne et pour partie obsolète. Elle a été réactualisée par la loi sur l’eau de Janvier 1992 et sur le strict problème du risque pluvial, elle peut se résumer très schématiquement comme suit :

à Eau de ruissellement -Code Civil : Il y a obligation pour le propriétaire d’un fond de recevoir les eaux du fond supérieur sous réserve que ce dernier n’aggrave pas la situation. Une jurisprudence très abondante et contradictoire existe sur le sujet car il s’agit du seul outil juridique pour gérer ce type de problème en zone urbaine.

à Cours d’eau non domaniaux - Loi de 1898 : Le cours d’eau non domanial appartient au riverain qui en a la charge d’entretien. Les Services de l’Etat ont la responsabilité de police sur ces cours d’eau. De la même façon, il s’agit de textes pour partie obsolète car les riverains n’ont plus d’usage des cours d’eau et ne peuvent supporter les charges d’entretien pour des désordres dont ils ne sont pas responsables. Une attention particulière doit être portée aux ravines qui ne sont pas des cours d’eau non domaniaux et qui sont placés sous les pouvoirs de police du Maire.

à L’organisation des secours : qui sont de la responsabilité de l’Etat (Plan ORSEC d’organisation des secours ou assimilé), du Maire (Code des Collectivités Territoriales -responsabilité de sécurité publique).

à Zones inondables : Plusieurs procédures sont envisageables pour gérer le problème du droit du sol (cf. chapitre 2.1).

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