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3.2.3.6 Quatrième
phase : l’interprétation des indices de risque et le retour d’expérience
C’est l’étape finale de l’analyse du risque. Elle consiste à faire une analyse de la situation et des indices pour aboutir à une information synthétique sur le risque existant ou prévu. Cette étape n’est réalisée que pour la façade méditerranéenne.
L’interprétation des indices de risque n’est possible que si le prévisionniste ou la personne qui interprète les risques hors de Météo-France dispose d’une expérience préalable de ce domaine ou des règles d’aide à la décision.
Le retour d’expérience prend ici sa vraie dimension.
Il permet d’améliorer sans cesse l’interprétation des indices de risque.
Il provient de deux voies différentes :
- le suivi en temps réel de la situation, jour à jour, en confrontant les feux, leur localisation, leur intensité avec les paramètres météorologiques et les indices de risque correspondant. L’information météorologique et les indices de risque sont mis à disposition des Services d’Incendie et de secours par l’intermédiaire de la rubrique feux de forêt du serveur télématique 3614 METOSPE, toutes les 3 heures, en période estivale.
La recherche de liens entre feux et indices est donc réalisée systématiquement par le prévisionniste feux de forêt du CIRCOSC, mais elle peut aussi être faite au sein de services d’incendie, par exemple. Toute l’information météorologique n’y est cependant pas disponible, et des contacts entre ces services et l’antenne Météo-France de Valabre ne peuvent être que fructueux.
- l’étude à posteriori de feux importants ou de feux particuliers :
Cette démarche est utilisée par Météo-France depuis peu. L’étude des conditions météorologiques sur quelques feux des années 93-94 a pourtant permis d’améliorer sensiblement la connaissance et de détecter des seuils d’alerte.
L’apparition conjointe de seuils d’éclosion positifs et de vitesses de propagation supérieures à 1 000 - 1 200 m/h semble, par exemple, un critère d’alerte sur les départements littoraux de la façade méditerranéenne.
L’étude de plusieurs feux des Hautes Alpes a montré
également que les seuils d’alerte sur ce département se situaient plus bas
que sur les départements littoraux.
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