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1.1.4 Paramètres d’une inondation
et morphologie
L’augmentation de débit d’un cours d’eau entraîne celle de la vitesse d’écoulement d’eau et de la hauteur du plan d’eau au point considéré.
Les dégradations sont fonction de la durée, de la hauteur de submersion et de la vitesse d’écoulement.
La courbe des débits (débit/temps) en fonction du temps en un point est appelée hydrogramme.
La laisse de crue est la trace laissée par le niveau maximum des eaux.
Grâce à l’analyse des crues historiques (dates, secteurs concernés, débit, laisses,...) on procède à une classification des crues en fonction de leur fréquence : la crue centennale est une crue qui, chaque année a une possibilité sur cent de se produire.
Avant le débordement du cours d’eau, les caractéristiques géomorphologiques du site interviennent sur les caractéristiques de l’inondation : bassin versant, couvert végétal, qualité du sol (terre, pavés, asphalte,...).
Les facteurs aggravants :
Sur les bassins versants et dans les zones de stockages : tout ce qui accélère l’écoulement des eaux, déboisement, modification des écoulements agricoles, suppression des haies, imperméabilisation des sols (routes, parkings,...) : il s’agit en fait de tout ce qui favorise les effets dévastateurs de la crue.
Dans les zones d’écoulement : construction, obstacles à la circulation des eaux,... : tout ce qui contrarie l’écoulement.
NB : Il est rare en France que des crues importantes
soient provoquées uniquement par la fonte des neiges qui peut être, toutefois,
un facteur aggravant.
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