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3.2.2 NOTIONS DE METEOROLOGIE LOCALE
a) Les brises : Aide-Mémoire
1) Les brises sont des vents liés à l’existence d’un contraste thermique. Elles soufflent toujours du froid vers le chaud.
De façon simpliste, on peut résumer ceci par le fait que l’air chaud est plus léger (dépression), et l’air froid dense (anticyclone).
- sur le littoral : brise de mer en journée, brise de terre la nuit,
- sur le relief : brise de pente montante au soleil, brise de vallée montante
l’après-midi, la nuit brise de vallée et de pente descendante.
2) Elles se font sentir de façon plus marquée par situations anticycloniques, quand le vent synoptique est nul.
En d’autres circonstances, le phénomène existe toujours, mais il se compose avec le vent synoptique. Les schémas suivants envisagent, à titre d’exemple, plusieurs cas de situations météorologiques. Il est important de savoir que le vent résultant, celui que l’on observe sur le terrain, est le résultat de la composition vectorielle du vent synoptique et de la brise.
Ainsi, sur le littoral du Roussillon, la brise de mer est de direction sud-est. Une situation météorologique générale générant des vents de sud-est aura pour effet l’après-midi, à l’heure où s’établit la brise de mer, de renforcer le vent préexistant. La tendance sera au contraire une atténuation en fin de journée.
3) Le phénomène de brise est à l’origine de renversement à 180° dans la direction du vent, deux fois par jour. Cette constatation peut être primordiale lors de la lutte contre les incendies de forêts proches du littoral par exemple, puisque le feu pourra brutalement changer de direction.
Remarque : un feu important peut avoir une influence sur les phénomènes météorologiques. En effet, il dégage une grosse quantité de chaleur qui est à l’origine du creusement d’une dépression thermique. Cette dépression perturbe alors la situation météorologique, génère sur le terrain des vents tournants dans le sens inverse des aiguilles d’une montre autour du feu, et crée des courants ascendants. De tels phénomènes ont été observé sur de très gros feux.
Exemple
de composition de la brise de mer
avec le
vent synoptique sur le littoral
l’après-midi
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Les brises de montagne, brise de pente, brise de vallée
Quand on s’élève en altitude, on rencontre de moins en moins de vapeur d’eau qui freine le rayonnement, et de poussières qui diffusent le rayonnement. Il en résulte que le réchauffement et le refroidissement des sols sont plus forts en altitude.
Les brises de pente
De jour les pentes s’échauffent à l’arrivée du sol. Les particules d’air au voisinage du sol s’échauffent alors et, devenant plus légères, tendent à créer un mouvement ascendant le long de la pente. Cette brise s’établit environ ½ heure après le lever du soleil sur les pentes orientées à l’est. Elle s’étend ensuite progressivement aux autres versants au fur et à mesure que le soleil tourne. Elle est faible, de l’ordre de 5 km/h environ.
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De nuit, les pentes rayonnent et se refroidissent fortement. L’air au contact devient alors plus dense et a tendance à descendre vers le fond de la vallée. Cette brise descendante s’établit environ ½ heure après le coucher du soleil sur la pente.
Les brises de vallée
De jour, l’air des sommets s’échauffe et crée une dépression. Il se crée alors une brise qui remonte la vallée et dont la vitesse peut atteindre 20 km/h. Elle s’établit entre 2 et 4 heures après le lever du soleil, et peut être retardée si la vallée est longue et étroite. Son établissement est alors plus brutal.
De nuit, le phénomène inverse se produit, l’air se refroidit au contact des pentes et coule, canalisé par la vallée. La brise de vallée descendante s’établit 2 à 4 heures après le coucher du soleil. Elle est moins bien organisée que la brise montante.
b) Le mistral
C’est un vent de composante nord-ouest à nord qui subit une accélération en pénétrant dans la vallée du Rhône. Cette accélération est telle que sa vitesse peut atteindre plus de 100 km/h et que son influence s’étend loin au large des côtes françaises. Il occasionne souvent des tempêtes en Méditerranée entre la Corse et les Baléares.
Le mistral prend naissance chaque fois que le courant d’altitude prend une composante nord assez marquée et que règne sur l’Espagne ou l’ouest de la France une zone anticyclonique.
Plusieurs phénomènes se conjuguent alors dans le sens d’un renforcement du vent sur le sud-est de la France :
- création systématique, par effet dynamique, d’une dépression sous le vent du relief des Alpes,
- accélération par effet de vallée (vallée du Rhône, de la Durance...),
- cyclogénèse sur le golfe de Gênes ou au voisinage de la plaine du Pô, c’est-à-dire creusement d’une dépression générée par le conflit entre l’air chaud stagnant sur la Méditerranée et l’air froid advecté par le courant nord.
Chacun de ses phénomènes amplifie un écoulement de nord préexistant. Le Mistral atteint son domaine d’extension maximal dans le cas où la cyclogénèse a lieu. Il peut dans certains cas, ne s’appliquer qu’à la vallée du Rhône (effet de vallée seul).
Le mistral est donc la conséquence locale de certaines situations météorologiques générales. De ce fait, l’évolution du champ de pression (en particulier de la zone anticyclonique placée à l’ouest de la dépression sise à l’est) sera à l’origine de modification dans son domaine d’action et sur sa force.
Le mistral est, de par son origine un vent violent et très irrégulier, avec de fortes rafales. Il est souvent froid l’hiver, car son établissement correspond à des invasions d’air froid venu du nord. Par contre l’été, il n’est pas toujours synonyme de rafraîchissement, car la situation météorologique qui l’engendre peut ne pas être du même type.
Sauf cas exceptionnel, le mistral s’accompagne sur le sud-est de la France d’un effet de foehn, qui entraîne un assèchement de l’air et une hausse des températures, par rapport au nord de la France.
C’est là une des caractéristiques principales de ce vent : il est sec. Il peut devenir une véritable calamité au cours de l’été, sa violence et son pouvoir desséchant occasionnant de nombreux incendies de forêts.
Le mistral connaît deux périodes privilégiées : mars/avril, et le mois de juillet.
La Tramontane, vent de nord-ouest soufflant sur le Languedoc-Roussillon, est du même type que le mistral. Il est lié à une situation météorologique semblable, mais c’est ici la vallée de l’Aude, les Gorges des Corbières qui provoquent l’accélération du vent.
c) L’effet de Foehn
Le foehn peut s’établir lorsqu’un vent bien établi
rencontre un relief non négligeable. L’air se soulève sur le flanc de la montagne
et se refroidit progressivement. A un certain niveau, il se condense et l’on
observe alors la formation de nuages donnant des précipitations. Sous le vent
du relief, l’air a perdu une grande partie de son humidité et il redescend
en se réchauffant plus rapidement.
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Le foehn est donc caractérisé par un assèchement marqué de l’air sous le vent du relief (baisse de l’humidité relative et du point de rosée) et une hausse de la température.
Les situations à foehn intéressent tous les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées). Elles sont à l’origine de dangereux redoux l’hiver, puisqu’il accentue les risques d’avalanches.
Le foehn joue aussi un rôle dévastateur l’été dans
le sud-est de la France où il aggrave les risques d’incendie.
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Directions prédominantes du Mistral
et de la Tramontagne |
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