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3.1
SURVEILLANCE METEO

3.1.1 GENERALITES

Le territoire métropolitain est soumis de manière irrégulière à des événements météorologiques dangereux qualifiés d’exceptionnels par les spécialistes de Météo-France, et cela en référence aux moyennes climatologiques. En raison de leur intensité, de leur durée ou de leur étendue, ces phénomènes peuvent avoir de graves répercussions sur la sécurité civile et sur l’activité économique de la région touchée. Leur survenance implique que vous preniez certaines dispositions de gestion de crise.

Météo-France, dans sa mission de service d’Etat, est chargé de fournir l’information nécessaire aux services chargés de la sécurité civile. Face à ces situations météorologiques, une procédure particulière de diffusion de l’information météorologique dite ALerte Au risque Météorologique Exceptionnel (A.L.A.R.M.E), permet aux autorité responsables de l’Etat de recevoir l’alerte, de mesurer la gravité du phénomène et de prendre toutes mesures nécessaires pour sauvegarder les personnes et les biens.

Les dispositions de la circulaire interministérielle du 5 juillet 1989, relatives à la diffusion de la prévision de ces phénomènes exceptionnels, ont été appliquées de façon satisfaisante à l’occasion des événements graves prévus depuis cette date. Leur nombre annuel moyen est resté inférieur à la dizaine.

Parallèlement à cette procédure à caractère national, Météo-France a maintenu un dispositif d’information en cas de prévisions de dépassement de seuils, consistant en l’émission de Bulletins Météorologiques Spéciaux (B.M.S.) par ses services interrégionaux : ces B.M.S. n’étant pas seulement destinés aux services de la sécurité civile, leur fréquence a été multipliée, ce qui a nui à leur caractère alertant. C’est pourquoi il nous a paru nécessaire de remplacer ce système par la diffusion de Bulletins Régionaux d’Alerte Météorologique (BRAM), en suivant une démarche analogue à celle adoptée pour la procédure A.L.A.R.M.E.   afin de vous alerter  dès qu’un phénomène météorologique potentiellement dangereux est prévu ou observé.

La présente circulaire a pour objet de renouveler la circulaire du 5 juillet 1989 en précisant les procédures à employer en cas d’alerte météorologique aux niveaux national, régional et départemental, compte tenu des organisations respectives de la direction de la sécurité civile et de Météo-France.

- Au niveau national

Le Service Central d’Eploitation de la Météorologie (SCEM -Toulouse) et le Centre Opérationnel de la Direction de la Sécurité Civile (CODISC -Paris) entretiennent un dialogue permanent.

- Au niveau régional

Les Centres Météorologiques Inter-Régionaux (CMIR) sont en relation avec les centres Inter-régionaux de Coordination de la Sécurité Civile (CIRCOSC) créés ou en cours d’installation au chef-lieu de chacune des zones de défense.

- Au niveau départemental

Les Centres Départementaux de la Météorologie (CDM) établissent des liaisons avec les services extérieurs de l’Etat, avec le Service Intrerministériel des Affaires Civiles et Economiques de Défense et de Protection Civile (SIACEDPC) ainsi qu’avec le Directeur Départemental des Services d’Incendie et de Secours (DDSIS).

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