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1.5.2.3.
Le risque sismique

Il est aussi inéluctable que le risque volcanique. On ne peut rien faire pour les empêcher, les efforts doivent donc porter sur la prévention : il existe deux sortes d’actions :

- déterminer les zones dangereuses en les classant par ordre de risque croissant ;

- à l’intérieur de telles zones, adopter les mesures appropriées pour diminuer le risque.

Détermination des zones à risque

Réalisée à partir d’observations faites sur les séismes, d’après les connaissances des épicentres, des intensités MKS et des magnitudes, ces trois éléments permettent de dessiner les contours des zones menacées et d’établir un classement.

La sismologie historique date d’avant 1900. Lorsqu’on ne dispose pas de données instrumentales, il est nécessaire d’y recourir ; on ne peut en effet se contenter d’une dizaine d’années d’observation quand on sait que les grands séismes ne se reproduisent en un même lieu qu’un ou deux  fois par siècle.

Dans certains pays d’Europe, c’est de longue date que sont consignés les renseignements sur les séismes dans les registres de paroisse, les enquêtes ou mémoires des « sociétés savantes » et « académiques régionales », les archives publiques, les chroniques... Les dommages décrits sont traduits en intensité MKS. Tout cela permet ainsi de faire l’inventaire des lieux.

La sismologie instrument a vu le jour au début du siècle. Un réseau mondial d’observation s’est développé, depuis la dernière guerre mondiale, le financement a été influencé par le désir des nations de détecter les essais nucléaires chez les voisins.

Tout séisme de magnitude supérieure à 5, où qu’il se produise, est détecté et localisé.

Ces informations, par trop abondantes, sont régionalisées sous la forme d’inventaires locaux.

La précision dans la localisation des épicentres est parvenue à un haut degré. Ceci permet de faire apparaître que de nombreux séismes se distribuent selon certains alignements. Les séismes sont situés sur les lignes de faiblesse de l’écorce terrestre.

De toutes ces observations se dégagent une géographie sismique.

A l’échelle mondiale, les zones à fort risque sur lesquelles peuvent se produire des catastrophes sont :

·      Le pourtour du pacifique (les guirlandes d’Iles, les Japon, l’Alaska, la Californie, les Andes).

·      Un alignement Est-Ouest qui prend naissance dans le sud de la Chine, passe par l’Himalaya, l’Iran, la Turquie, rejoint la Méditerranée en touchant les Balkans et les Alpes.

Pour l’Europe, il n’y a aucune comparaison entre le risque sismique du Sud Est de l’Europe et celui du reste du continent. S’il n’y a pas de région à l’abri de tout séisme mais, ils sont si peu fréquents et si faibles que l’on peut discerner la loi de leur distribution.

Pour la France, la majeur partie du territoire est peu menacée. Quelques régions ont connu et connaîtront des secousses importantes :

* le Sud-est (essentiellement la région de Nice)

16 séismes (force > 8 ou 9) depuis 1927

1564 Haute Vallée de la Vésubie - force 10 - 12 bourgades détruites - 800 morts.

1887 - Menton - force -  peu de victimes mais beaucoup de dommages sur Grasse.

* La moyenne Durance

1909 - Lambesc - 60 morts - beaucoup de dégâts sur Lambesc, Salon de Provence.

* Nord Pyrénées

1967 - Arette - force - 1 mort, 15 blessés - 62 communes sinistrées.

* Les Charentes - séismes de faible intensité - quelques dommages sur l’Ille de Ré.

* Le Fossé Rhénan, le Sud de l’Alsace

1356 - Bâle  -  force 10 - 300 morts - destruction presque totale de la ville

1952 - 2 séismes de force 7 - l’activité continue encore.

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