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1.4 - Phénomènes cycloniques
Chaque année, en moyenne, 45 cyclones tropicaux accompagnés de vents supérieurs à 118 km/h se forment au-dessus des eaux tropicales. On parle de typhons dans le Pacifique Nord Ouest ou d’ouragans dans l’hémisphère occidental et le Pacifique Sud. Ils provoquent des dégâts considérables, non seulement à cause du vent, qui peut parfois atteindre 300 km/h en rafales, mais aussi à cause de la pluie et des marées de tempête.
Le cyclone tropical est un des processus naturels de la circulation générale atmosphérique. Il permet en particulier d’évacuer l’énergie excédentaire accumulée sous forme de chaleur dans les régions intertropicales. C’est une sorte de soupape libératrice d’un trop plein d’énergie.
Peu de régions tropicales échappent au risque cyclonique. Les pays en voie de développement sont malheureusement ceux qui souffrent le plus du passage d’un cyclone. Leur situation économique précaire ne leur permet pas de supporter le fardeau financier que leur imposent les catastrophes naturelles.
Grâce aux progrès de la météorologie, aux innovations techniques, (satellites, radars, météorologie, ordinateurs...) il est aujourd’hui possible de suivre l’évolution de n’importe quel cyclone, de sa formation à son extinction. Ces progrès ont permis, en particulier, de limiter les pertes en vies humaines.
a) Définition :
D’une manière générale, on définit un cyclone tropical comme une perturbation atmosphérique tropicale tourbillonnaire, de pression centrale très basse tournant dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud, dans le sens contraire dans l’hémisphère Nord.
Un cyclone entre dans sa phase de maturité quand le vent moyen en son sein atteint 118 km/h. Suivant les régions, on parle alors de cyclone, d’ouragan ou de typhon. A ce stade, le cyclone est constitué d’importantes masses nuageuses, il est le siège de vents très violents, il produit des pluies diluviennes et génère houle et marée de tempête.
L’importance du phénomène a rendu nécessaire la mise au point d’une classification des perturbations tropicales en fonction de leur intensité. Le critère " vitesse du vent moyen " a été considéré comme l’élément le plus objectif et le plus facile à connaître ou à estimer.
Néanmoins, chaque région du globe exprimant sa propre définition du vent moyen, il n’a pas été possible d’aboutir à une uniformisation. Nous obtenons donc la classification suivante :
D’une façon générale, on distingue 3 stades de perturbations cycloniques en fonction des vitesses de vent moyen :
* dépression tropicale (vent inférieur à 62 km/h)* tempête tropicale (vent compris entre 63 et 117 km/h)* cyclone tropical (vent supérieur à 118 km/h)
De plus, une échelle spécifique (dite échelle SAFIR-SIMPSON) est utilisée en Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord Est pour classer les ouragans de 1 à 5. Cette échelle donne également une estimation du potentiel destructeur :
Classification |
Pression au centre
|
Force du vent
|
Dégâts |
|
Classe 1 |
plus de 980 |
118-153 |
minimes |
|
Classe 2 |
965-980 |
154-177 |
modérés |
|
Classe 3 |
945-964 |
178-209 |
intenses |
|
Classe 4 |
920-944 |
210-249 |
extrêmes |
|
Classe 5 |
moins de 920 |
plus de 249 |
catastrophiques |
La structure générale d’un cyclone tropical est caractérisée par une énorme masse nuageuse pouvant s’étendre sur un rayon de 500 à 1 000 km, organisée en bandes spiralées convergeant en un anneau central compact et étroit. Au sein de cet anneau se trouve la partie centrale de la perturbation appelée oeil du cyclone. Cet oeil présente un calme apparent : la nébulosité peut y être extrêmement variable allant du ciel clair à un ciel entièrement couvert par des nuages élevés et peu épais, les précipitations y sont nulles, le vent y est faible. La pression au centre de l’oeil est en revanche à son minimum. Cet oeil a en général un diamètre de 20 à 35 km.
La violence du cyclone tropical est à son maximum dans le " mur " de nuages qui encercle l’oeil. Cette zone très dangereuse peut s’étendre sur un rayon de 200 km. Elle se caractérise par des nuages à développement vertical (les cumulonimbus) dont les sommets atteignent 12 à 15 km d’altitude, des vents violents soufflant en rafales et des précipitations souvent torrentielles.
Déplacement :
La trajectoire théorique d’un cyclone tropical peut être définie à l’aide d’une parabole dont le grand axe serait un parallèle. Les vitesses de déplacement évoluent entre 10 et 30 km/h.
Dénomination
De tout temps, on a ressenti la nécessité de distinguer chaque cyclone tropical sans confusion possible. Jusqu’au début du siècle dans les Iles Espagnoles des Caraïbes, les cyclones portaient le nom du Saint du jour. Plus tard, les services de l’armée américaine ont imaginé d’utiliser l’alphabet de manière phonétique (ABLE, BAKER, CHARLIE) puis l’habitude fut prise durant la 2ème guerre mondiale de donner des prénoms féminins aux cyclones. Au début des années 80, les listes des noms de cyclones comprennent des prénoms masculins. Cette liste est arrêtée par l’Organisation Météorologique Mondiale. Des noms sont en fait donnés non seulement aux cyclones mais aussi aux tempêtes tropicales.
En règle générale, lorsqu’un cyclone tropical est
réputé avoir fait de nombreuses victimes et des dégâts matériels particulièrement
importants, son nom est retiré de la liste et remplacé par un autre, du même
genre et commençant par la même lettre.
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