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1.3.3
ENJEUX

Bien que d’une gravité moindre que certains risques naturels tels qu’inondations ou séismes, les mouvements de terrain, par leur diversité, leur fréquence et leur large extension géographique, sont responsables de dommages et de préjudices humains importants :

- au plan humain, et sauf conséquences induites, seuls les mouvements rapides, à dynamique incontrôlée tels laves torrentielles, effondrements soudains, chutes de blocs et écroulements rocheux, sont préjudiciables.

·      1248 - Ecroulement du Mont Granier près de Chambéry (Savoie) : 2 à 5 000 victimes.
·      1892 - Lave torrentielle de St Gervais (Haute Savoie) : 100 morts.
·      1930 - Glissement de Fourvières à Lyon : 40 morts.
·      1970 - Coulée boueuse du plateau d’Assy (Haute Savoie) : 72 morts.
·      1987 - Glissement de Huahine (Polynésie française) : 10 morts.

La France est, de ce point de vue, un pays relativement épargné (en moyenne, une dizaine de victimes sont à déplorer annuellement) par rapport à certains pays montagneux à climat rigoureux (Colombie, Pérou, Indonésie, Japon, Italie...).

·      1348 - Glissement de Villach (Autriche) :  5 000 morts.
·      1963 - Glissement du Vaïont (Mont Toc -Italie) : 1 925 morts.
·      1970 - coulées boueuses de Huascaran (Pérou) : 18 000 morts.
·      1987 - Glissement de la Valtellina (Italie) : 25 morts.
·      1987 - Glissement de Medellin (Colombie) : 500 morts.
·      1988 - Glissement de la région de Trabzon (Turquie) : > 200 morts.
·      1989 - Glissement de Salvador (Brésil) : 60 morts.

- Au plan économique

Les mouvements de terrain sont à l’origine de conséquences dommageables soit directes sur les biens et équipements, soit indirectes sur les activités.

Les dommages directs résultent de dégradations partielles ou totales des biens par fissuration, effondrement partiel sans réhabilitation possible, ou destruction totale. Les dommages indirects sont très variés : obstruction de voies de communication, interruption d’activité, perte de production.

Certains mouvements d’ampleur exceptionnelle peuvent, en outre, avoir des conséquences secondaires très graves : barrage de vallée avec inondation en amont et risque de submersion par rupture à l’aval : les glissements de La Clapière à Saint-Etienne-de-Tinée (Alpes Maritimes) ou de Séchilienne, près de Vizille (Isère), sont susceptibles d’engendrer de telles éventualités catastrophiques.

L’évaluation des dommages économiques est délicate et n’a pas encore fait l’objet, en France, d’étude exhaustive. Les quelques exemples suivants témoignent de l’importance du problème :

·      1965 - Coulées boueuses de Pontamafrey (Savoie).............................    215 MF
·      1981 - Laves torrentielles à Bourg-St-Maurice (Savoie)...........................       50 MF
·      1983 - Glissement de Trévoux (Ain).............................................................         5 MF
·      1987 - Glissement de la Valtellina (Italie)............................................. 6 500 MF

En France, les dommages globaux imputables aux mouvements de terrain seraient de l’ordre de 300 à 500 millions de francs par an en moyenne, très variables d’une année à l’autre en fonction des événements survenus.

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