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1.3
- MOUVEMENTS DE TERRAIN

1.3.1 Définition

Les mouvements de terrain sont les manifestations du déplacement, sous l’effet de la pesanteur, de masses de terrain déstabilisées par des sollicitations soit naturelles (séisme, action de la mer, fonte des neiges, pluviométrie anormalement forte,...) soit artificielles (vibrations dues à la circulation, modifications des conditions de site par déforestation, exploitation de matériaux ou des réserves aquifères, terrassements,...).

1.3.2 TYPOLOGIE

Les mouvements de terrain recouvrent des formes très diverses. Cette diversité résulte de la multiplicité des mécanismes générateurs (érosion, dissolution, déformation et rupture sous charge statique ou dynamique), eux-mêmes liés à la diversité des comportements géotechniques des matériaux sollicités et des conditions de gisement (structure géologique, géométrie des nappes aquifères, etc.).

Selon le mode de déplacement, on distingue plusieurs ensembles :

- les mouvements lents et continus, tels que la déformation n’est pas accompagnée de rupture et qu’aucune accélération brutale ne doit être redoutée. On retiendra particulièrement :

·      les affaissements consécutifs à l’évolution de cavités souterraines naturelles ou artificielles (carrières ou mines), évolution amortie par le comportement souple des terrains superficiels.

·      Les tassements par consolidation de certains terrains très compressibles (vases, tourbes).

Tassement (Mexico)

·      le fluage de matériaux plastiques sur faible pente.

·      Le gonflement  ou le retrait de certains matériaux argileux en fonction de leur teneur en eau.

- les mouvements rapides et discontinus qui peuvent être scindés en deux groupes, selon le mode de propagation des matériaux, en masse, ou à l’état remanié.

Dans le premier groupe, on peut citer :

·      les effondrements, qui résultent de la rupture brutale de cavités souterraines naturelles ou artificielles, sans atténuation par les terrains de surface.

·      les chutes de pierres ou de blocs provenant de l’évolution mécanique de falaises  ou d’escarpements rocheux très fracturés.

·      Les éboulements de pans de falaises ou d’escarpements rocheux selon des plans de discontinuité préexistants. Les éboulements peuvent atteindre des volumes considérables (plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers
de m3).

·      Les glissements, qui correspondent au déplacement en masse, le long d’une surface de rupture plane, cylindrique ou complexe, de sols peu cohérents (marnes et argiles).

Glissement de terrain

Dans le second groupe, on peut citer :

·      les laves torrentielles, transport de matériaux en coulées fluides dans le lit de torrents de montagne en période de crues. Les volumes transportés peuvent être considérables (plusieurs centaines de milliers de m3) et leurs effets dévastateurs.

Les coulées boueuses, qui proviennent généralement de l’évolution des fronts de glissement sur des pentes instables. Leur mode de propagation est intermédiaire entre le déplacement en masse et le transport fluide ou visqueux.

- les glissements et éboulements de très grande ampleur, qui mobilisent des volumes de matériaux atteignant des dizaines de millions de m3, semblent obéir à des lois de propagation très particulières (fluidification, transport sur « coussin d’air » ou de vapeur).

- enfin, des formes d’évolution particulière : érosion et ravinement des sols, reculs des littoraux sableux par action de la mer, liquéfaction de certains sols sous l’action des séismes ou de vibrations...

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