précédentsommairesuivant


2.1.3 -  Différents types d'emballages

2.1.3.1 -  Emballages du type B

Les emballages du type B sont conçus pour résister aux effets d'un accident de transport en conservant l'intégrité de leurs fonctions : confinement et blindage. Le règlement précise toutes les épreuves que doit subir le prototype avant que le modèle soit agréé comme emballage du type B ; cet agrément ne peut être donné que par une autorité compétente (en France, le ministre des Transports). Les épreuves d'agrément sont extrêmement sévères. On citera par exemple : chute de 9 m sur une surface plane, chute de 1 m sur un pieu (sur la surface déjà endommagée par l'épreuve précédente), feu de 800°C pendant 30 mn, immersion pendant 8 h sous 15 m d'eau, etc. Il en résulte que les emballages du type B sont extrêmement lourds.

Combustible irradié PHENIX IL-45, un exemple d’emballage de type B

2.1.3.2 -  Emballage du type A

Pour les emballages du type A, contrairement aux emballages du type B, la sûreté est obtenue non par la résistance de l'emballage mais par la limitation de l'activité contenue. Par définition, un emballage de type A ne doit pas contenir une quantité de matière radioactive supérieure à A2 (cf. § 2.1.2). Il n'est tenu de conserver ses qualités de confinement et de blindage que dans des conditions normales d'utilisation ; les épreuves de test sont : chute de 1,20 m, aspersion pendant 1 h, compression égale à 5 fois la valeur du colis, pénétration par une barre de 65 Kg tombant d'une hauteur de 1 m.

L'utilité des emballages est de :

- limiter au maximum, s'il y a lieu, le rayonnement produit par le radioélément ;
- contenir le tout d'une façon cohérente, en signalant la nature du contenu.

Il existe des emballages dits "perdus" et d'autres "retournables".

Nous dirons seulement un mot des emballages dits "perdus" les plus souvent rencontrés. Ils se divisent en deux catégories :

- les emballages de type courant ;
- les emballages spécialisés.

Les emballages du type courant sont constitués d'une enveloppe externe qui se présente sous la forme classique d'une boite de conserve, en métal peint, bicolore vert et jaune sur fond blanc, pour les productions CEA-Sorin. Cette boite s'ouvre à l'aide d'une clé incorporée (comme les boites de conserve).

A l'intérieur, se trouve un manchon de plastique expansé, parfois un écran de plomb dont l'épaisseur est inférieure à 30 mm. Dans certaines conditions, le tout est placé dans un emballage carton.

Les emballages spécialisés sont représentés par ceux dont les caractéristiques sont les suivantes :

- écran de plomb supérieur à une épaisseur de 30 mm ;
- présence de conservateur isothermique (CO2).

Les générateurs (colonne de chromatographie pour élution) sont toujours expédiés dans des emballages spécialisés.

Emballages de type A

2.1.3.3 - Exemples de types d'emballage

Emballages de type A

Cartons CEA Sorin-Amersham

Elumatic

Fûts de déchets faiblement radioactifs

Fûts de minerais.

Emballages de type B

Gammatrons

Conteneurs blindés

Châteaux : conteneurs de combustibles irradiés.

Cas particuliers

Emballages des déchets solides et liquides radioactifs.

Emballages primaires :

- aisément portables

- sont  utilisés pour le recueil des déchets et effluents liquides sur les lieux de production.

Exemples

Poubelles avec seau incorporé.

Bonbonnes de 10, 20 ou 30 litres en polyéthylène pour effluents liquides.

Fûts métalliques de 100 ou 200 litres.

Emballages secondaires:

- sont utilisés pour le transport des déchets ou effluents sur la voie publique ;

- doivent être conformes à la réglementation des transports de matières dangereuses ;

- peuvent en particulier comporter un ou plusieurs récipients, un matière absorbante, des éléments de structure assurant un espacement,  un écran de  protection contre les rayonnements et des dispositifs d'amortissement des chocs mécaniques et d'isolation thermique, selon le groupe de matières dangereuses, les emballages secondaires peuvent être du type A ou B.

précédentsommairesuivant