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Avertissement : majoritairement les données de ce chapitre sont tirées in extenso du "manuel de radioprotection à l’usage des sapeurs-pompiers" (DSC - 1992) et du "mémento de radioactivité à l’usage des sapeurs-pompiers". Dans les autres cas, elles sont rédigées sur les bases des chapitres de l’un ou l’autre de ces ouvrages.

Il appartient donc au futur candidat d’acquérir les éléments essentiels dans le domaine, sans qu’il y ait confusion d’objectif avec ceux des formations spécialisées dispensées dans le champ de la formation continue aux officiers de sapeurs-pompiers.

1- CARACTERISATION DU RISQUE

            1.1  - Les différents types de rayonnements

La connaissance des différents types de rayonnements, constitutifs de la radioactivité constitue un pré-requis aux révisions de ce concours d'officier. En tout état de cause, le candidat peut valablement se référer,  notamment, au chapitre III du "Manuel de radioprotection" à l'usage des Sapeurs-Pompiers ".

1.2 - Les risques de la radioactivité

1.2.1 - Définition de l'irradiation

L'irradiation est l'exposition aux rayonnements de l'organisme ou d'une fraction de l'organisme. Toute source de rayonnement crée donc un danger d'irradiation. L'irradiation des tissus de l'organisme peut engendrer des effets biologiques dont les mécanismes et les conséquences font l'objet du chapitre suivant.

On distingue, suivant la localisation de la source radioactive par rapport à l'organisme, deux cas d'irradiation :

1.2.1.1- Irradiation externe.

1.2.1.1.1 - La source agit à distance

Compte tenu des faibles parcours dans l'air des rayonnements a et b les dangers d'une telle irradiation sont dus aux rayonnements g, X, aux neutrons et aux b durs (supérieurs à 1 MeV).

1.2.1.1.2 - La source est au contact de la peau (Ex. : source tenue à la main)

Cela engendre une irradiation des couches basales de l'épiderme due essentiellement aux rayonnements b,   g,  X ainsi qu'une irradiation en profondeur due aux rayonnements b  , X et    g X et b  durs.

1.2.1.2 - Irradiation interne

Les particules émettrices de rayonnements ont pénétré à l'intérieur de l'organisme. Dans ce cas, les sources émettrices   a   et b  , compte tenu de leur faible parcours et par conséquent de leur pouvoir ionisant élevé sont les plus dangereuses, par rapport à l'action des rayons   g ,  X (à énergie égale).

Le transfert à l'intérieur de l'organisme des radioéléments, initialement présents dans l'atmosphère ou en dépôt sur les surfaces peut s'effectuer selon trois voies :

1.2.1.2.1 -  Voie cutanée

- sans effraction de la peau (percutanée) ; à la suite d'une contamination surfacique, ou d'une contamination atmosphérique (cas de la vapeur d'eau tritiée) ;

- avec effraction de la peau (transcutanée) ; à la faveur d'une blessure, piqûre, brûlure, etc.

1.2.1.2.2. - Voie respiratoire

Due à la présence dans l'atmosphère de gaz ou d'aérosols.

1.2.1.2.3. - Voie digestive

Par l'eau, les aliments, le contact buccal d'un objet contaminé.

NOTA : En opération le terme "contamination" sera utilisé lorsque des radioéléments sous forme non scellée sont en contact avec l'organisme (soit à l'extérieur, soit à l'intérieur), ou sont dispersés dans l'environnement.

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