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1.2.2 -  LES MESURES DITES ACTIVES

            Les mesures "actives " ne sont utilisées ou mise en oeuvre qu'au moment de l'incendie. Elles sont composées d'éléments visant à favoriser l'évacuation par les occupants de la zone sinistrée et à s'opposer à la propagation du sinistre en s'attaquant à ses origines et à ses conséquences.

                        1.2.2.1- le désenfumage

            Les fumées produites au cours d'un incendie se composent des trois états de la matière. Elles comprennent des gaz de combustion et des phases solide et liquide en suspension dans la phase gazeuse.

En vase clos, leur  concentration  crée rapidement des conditions impropres à la survie des personnes.  De plus, leur  opacité diminue la visibilité, ce qui gène l'évacuation des occupants et l'intervention des services de secours.

Des gaz dangereux issus de la combustion (CO, HC L, HC N ...), auxquels s'ajoutent le manque éventuel d'oxygène, rendent cette ambiance rapidement mortelle. Enfin, l'élévation anormale de la température constitue un obstacle infranchissable.

De plus, les fumées sont un facteur important de propagation de l'incendie en raison de leur température qui facilite la pyrolyse et l'inflammation des matériaux combustibles.

Il convient dès lors de mettre en oeuvre un système permettant d'évacuer ces fumées pour :

* procéder à une évacuation complète des occupants
* permettre l'intervention des secours
* limiter l’évolution du sinistre

 CRITERES ESSENTIELS DU DESENFUMAGE

Qu'il soit réalisé par ventilation naturelle ou par ventilation mécanique, le désenfumage ne sera efficace que s'il respecte un certain nombre de contraintes.

            * Le compartimentage

            Les volumes à désenfumer doivent rester de dimensions raisonnables. Il ne serait pas réaliste de vouloir désenfumer l'ensemble d'un établissement; les débits nécessaires devenant vite trop importantfs. Pour les petits volumes, le compartimentage estt réalisé par des cloisons, des portes et clapets à fermeture automatique et, pour les grands volumes par des écrans de cantonnement  faisant obstacle à l'écoulement des fumées.

            * Une stratification naturelle des fumées

            De plus, le désenfumage devra respecter la stratification naturelle des fumées en évitant de créer des turbulences par des vitesses de souflages excessives - V < 5 (m/s) - et en disposant les bouches d'extraction le plus haut possible et les amenées d'air le plus près possible du sol, de façon à ne pas perturber les mouvements de convection naturelle.

            * Un balayage satisfaisant

            Enfin,le balayage satisfaisant des locaux désenfumés sera obtenu par une répartition judicieuse des amenées d'air et des extractions de fumée de manière à éviter toute zone morte ou pourrait stagner un bouchon de fumée gênant.

Il convient également de ne pas oublier une contrainte liée à l'exigence de confort thermique et aggravée par les nécessaires économies d'énergie qui condamnent tout système de désenfumage utilisant des ouvertures permanentes.

 LE DESENFUMAGE DES GRANDS VOLUMES

Dans ce cas, le but essentiel du désenfumage est d'empêcher l'envahissement total du volume protégé par les fumées. Il est réalisé soit en désenfumage naturel, soit en désenfumage mécanique.

            Le désenfumage naturel

Le désenfumage naturel n'est efficace que dans la mesure où le volume n'est pas de dimensions exessives. Le compartimentage est réalisé par des retombées appelées écrans de sécurité qui s'opposent à l'écoulement latéral des fumées. Le désenfumage du canton ainsi réalisé (S < 1 600m²) est assuré par des ouvrants en toiture appelés éxutoires. Répartis en partie haute du bâtiment, ces éxutoires offrent une surface utile d'ouverture qui est fonction de la hauteur du local, celle de la retombée et des dimensions prévisibles d'un feu donc de la destination du local.

Leur efficacité est conditionnée par des amenées d'air d'une surface au moins équivalente à la leur et judicieusement réparties pour assurer un balayage satisfaisant.

Dans le cas de petits locaux, les ouvrants en façade peuvent remplacer les éxutoires de fumées.

            Le désenfumage mécanique

Le désenfumage par exutoire n'est réalisable que dans les locaux à un seul niveau ou au dernier niveau d'un bâtiment. Pour les niveaux inférieurs, lorsque le désenfumage ne peut-être assuré par les façades, il convient d'utiliser le désenfumage mécanique, une installation de ventilation permanente pouvant être utilisée en désenfumage. Dans ce cas, on essaiera d'obtenir un débit d'extraction équivalent au débit traversant les éxutoires (1 m3/s pour 100m² de local est une valeur moyenne). Les bouches d'extraction placées en partie haute du local désenfumé desservent une surface maximum de 320m² afin de limter l'expansion des fumées en les canalisant le plus près possible de leur origine.

L'amenée d'air dans ce cas est assurée soit par des ouvertures en façade comme précédemment, soit mécaniquement. Les mêmes solutions sont applicables aux locaux de petites dimensions.

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