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La toxicité des fumées et gaz dégagés lors de la combustion de certains matériaux ainsi que l'opacité de certaines fumées aggravent les risques d'incendie, de propagation et d'intervention.
N.B: L'arrêté relatif à la réaction au feu stipule dans son article 2 que ces éléments ne sont pas pris en compte par le présent arrêté.
Arrêté du 04 novembre 1975,
modifié par l'arrêté du 1er décembre 1976
ART. 1
Dans les aménagements intérieurs de locaux accessibles au public des E. R. P. du 1er groupe, l'utilisation de matériaux et produits de synthèse dont la …
ART. 2
La masse totale des matériaux de synthèse sera telle que la quantité d'azote et de chlore contenue et pouvant être libérée ne dépasse pas 5 g et 25 g respectivement.
ART 7
Le fabricant est tenu de préciser sur facture la masse d'azote de chlore par kg de matière sèche ou par m2 de matériau.
La méthode d'essai est prévue dans la note d'information.
1.3.4 - L'IGNIFUGATION
L'ignifugation est une technique qui a pour but de rendre plus difficile l'inflammation des matériaux ou provoquant un accroissement de l'énergie minimale d'activation nécessaire à leur mise à feu. Seule peut-être améliorée la réaction au feu.
Les produits volatiles combustibles émis par les matériaux sont les principaux artisans de la combustion de ces derniers. Aussi l'ignifugation vise-t-elle à retarder l'émission de ces produits pour diminuer leur combustibilité. Pour atteindre ce but des agents dits ignifugés sont incorporés au matériau ou rapportés sur ce dernier.
Ces agents agissent de 3 façons :
Formation d'une pellicule protectrice
L'agent ignifugé forme une peau capable de retenir un certain temps les gaz de distillation empêchant aussi le contact avec le comburant (l'oxygène).
Action sur la décomposition du matériau
Le produit ignifugé fait s'élever la température de décomposition du matériau donc retarde l'émission de vapeurs inflammables ou provoque des modifications des produits de décomposition dans lesquels la part de vapeurs combustibles se trouve réduite.
Action sur la flamme
Le produit ignifugé gène la combustion par dilution (production de gaz inerte) ou par inhibition des principaux mécanismes de réaction.
Principaux matériaux qui seront traités :
* les tissus
* le bois et ses dérivés
* les matières plastiques
CLASSEMENT DES TECHNIQUES D'IGNIFUGATION
Le traitement est généralement effectué par :
* application de peintures, vernis, enduits à base de silicates...
* application de sels (borates, sels ammoniacaux en solution dans l'eau
par brossage ou pulvérisation.
Ignifugation à coeur ou dans la masse
Ce traitement est effectué en cours d'élaboration du matériau. Dans ce cas le produit ignifugé est partie intégrante de la structure intime du matériau, par exemple :
* ignifugation des bois et dérivés par immersion, imprégnation sous pression dans des bains de sels ou par adjonction directe de ces sels en cours de fabrication (panneaux de particules).
* ignifugation de matières plastiques par addition de produits ignifugés en cours de polymérisation.
Toutefois, il a été montré que l'ignifugation donne des résultats intéressants dans les premiers stades d'un incendie, en réduisant par exemple la vitesse de combustion et limite donc le débit calorifique.
Le rôle principal de l'ignifugation est donc de retarder l'inflammation.
En effet, des essais grandeur réelle ont montré que lorsque l'incendie a pris une certaine ampleur, l'ignifugation n'assure plus un rôle intéressant et important : les matériaux ignifugés étant combustibles, ils ont par définition le pouvoir de brûler.
DURABILITÉ
La persistance dans le temps des qualités conférées aux matériaux par ignifugation n'est pas encore pleinement démontrée.
Certaines dégradations sont visibles et caractéristiques : carrelage, décollage des peintures et vernis par exemple; d'autres sont plus insidieuses : évaporation, migration de produits ignifugés vers l'extérieur et élimination progressive.
* La durée de validité de classement en réaction au feu est généralement de 5 ans.
* Pour la durabilité, il faut se référer aux essais de vieillissement.
1.3.5 - HARMONISATION EUROPÉENNE
La directive européenne "Produits de Construction" (89/106/CEE du 21 décembre 1988) fixe des exigences essentielles de sécurité d'incendie dont :
*l'ouvrage doit être conçu et construit de manière que en cas d'incendie, la stabilité des éléments porteurs de l'ouvrage puisse être présumée pendant une durée déterminée ;* que l'apparition et la propagation du feu et de la fumée à l'intérieur de
l'ouvrage soient limitées ;* que l'extension du feu à des ouvrages voisins soit limitée,* que les occupants puissent quitter l'ouvrage indemnes ou être secourus, d'une autre manière* que la sécurité des équipes de secours soit prise en considération.
La marque CE n’est donnée que s'il répond :
* soit aux normes le concernant (normes nationales transposant des
normes harmonisées ou normes harmonisées)* soit à l'agrément technique européen délivré par les organismes agréés "européens"
Actuellement il manque les normes harmonisées.
Il subsiste donc la possibilité d'accepter un matériau
européen testé par un laboratoire agréé dans les conditions définies par la
réglementation française.
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